
La table de travail de Dylan Thomas.
Le soleil tente de forcer le passage de tes carreaux protecteurs, indécent de surbrillance, dans ton antre intime… Les feuilles, dehors, ne sont plus vertes, mais d’une impudique transparence.
Vide est l’encrier. Fermé, le cahier. Jour sans. Rien à dire. Pas envie, pas besoin. Vas-tu te décider à délacer la ficelle de ce futur trésor en gestation ?
Vides, les bouteilles. « Tovali », liqueur miracle ? Absinthe connue de toi seul, muse dominatrice et trompeuse, infidèle maîtresse… Le flacon brun, lui, porte les reflets de ton âme de l’instant : sombre, encore vide. La pétillance était encore la complicité de ta pétulance…
Ton secret espoir éternel est inscrit – mais le sais-tu seulement ?- sur ton misérable paquet de cigarettes : « Wild »… : Comment retrouver ta prime existence de doux sauvage ?
Peut-être dans la poussière de ces bois et de ces papiers jaunis…











